La fondation
Nos fondateurs

Dimanche 19 février 1950, 21h15, dans un fond de salle du "Café Tabac St Georges", 22 rue St Lazare à Paris, 14 instructeurs nationaux spécialisés d’Education Populaire se retrouvent pour prendre deux décisions essentielles. Ils s’appellent :
Mesdames
    LEFORT des YLOUSES Nicole (Animation globale)
    ARISTOW-JOURNOUD (Danse folklorique)
    PALEAU
Messieurs
    GEOFFRAY César (Chant choral)
    VERCHALY André (Initiation musicale)
    PESNEAUD (Chant, Initiation musicale)
    CROCQ André (Art Dramatique)
    CORDREAUX Henri (Art Dramatique)
    HUSSENOT Pierre (Art Plastique)
    FRANCOIS Jean (Art Plastique)
    COCHIN (Cinéma)
    BOCKHOLT (Animation Globale)
    GORON (Danses folkloriques)
    ROUVET Jean (Art Dramatique)

8 se sont excusés, mais sont représentés :
Mesdames
    CHESNEAU Lucette (Art Plastique)
    ANDLAUER
Messieurs
    ANTONETTI Charles (Art Dramatique)
    JOLY Yves (Marionnettes)
    BARTHES (Art Dramatique)
    MONNET Gabriel (Art Dramatique)
    LEMIT William (Chant chorale)
    PANIS (Danses Folkloriques)

Photo café St-Georges
Ils choisiront, à l’unanimité, de créer un syndicat autonome spécifique : le "Syndicat National des Instructeurs Spécialisés d’Education Populaire" de la Direction Générale de la Jeunesse et des Sports. Remarquons que le sigle donne : "SNISEP".

Ils choisiront, toujours à l’unanimité, de l’affilier à la FEN, qui n’a pas encore deux ans, parce que c’est "une grande centrale syndicale d’enseignement".

Une première réunion, organisée le 11 février, avait chargé Jean ROUVET d’une mission exploratoire auprès du Secrétaire Général de la FEN, notre camarade Adrien LAVERGNE. Jean ROUVET expose "les faits nouveaux qui risquent d’entraîner un changement d’orientation dans le travail des Instructeurs Spécialisés" à la suite de sa visite auprès du Directeur Général et son audience chez le Secrétaire d’Etat.

Il plaide "pour un groupement corporatif des Instructeurs Spécialisés".

Jean FRANÇOIS "déplore le manque d’esprit syndicaliste de la majorité d’entre les Instructeurs". Il rappelle "les diverses critiques qui ont été adressées au corps des Instructeurs dans les milieux syndicaux et dans les milieux administratifs".

On le voit, leurs difficultés avaient déjà un goût que nous connaissons bien, encore aujourd’hui. Là ne s’arrêtent pas les ressemblances.

Ils décident de composer la Commission administrative de représentants des différentes "techniques", à savoir :

    Chant initiation musicale (4 collègues) avec 1 représentant : André VERCHALY
    Danses folkloriques (4) avec 1 représentant : ARISTOW-JOURNOUD
    Art Dramatique et Marionnettes (8) avec 2 représentants : Jean ROUVET et Henri CORDREAUX
    Art Plastique (3) et Cinéma (2) avec 1 représentant : Jean FRANÇOIS
    Méthodes de Cultures Populaires (2), Travaux Manuels (1) et Polyvalent (1) avec 1 représentant :
     Nicole LEFORT des YLOUSES

Dans cette même réunion constitutive, des statuts sont discutés et adoptés. Ils se composent de 26 articles, répartis en 5 titres. Chaque article est mis aux voix après rédaction.

Et cela, ce n’est plus une ressemblance avec nos procédures actuelles.

Vient ensuite l’élection du Bureau de la Commission Administrative. Par 21 voix sur 22, et par un vote à main levée (!!!), André VERCHALY est élu "Président" du Syndicat.

Et le PV de la séance, réalisé par Jean ROUVET, nouveau Secrétaire, précise que : "un certain nombre de camarades acquittent sur l’heure leur cotisation syndicale pour le 1er semestre 1950...". De quoi faire rêver notre actuel Trésorier...

La séance est levée à 23 h 30.

Deux heures et quinze minutes auront donc suffit pour générer 50 ans de vie syndicale...

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