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| CAP |
| Positions du SEP sur la gestion de carrière |
La carrière de fonctionnaire est gérée par l’administration centrale du Ministère de la Jeunesse,
des Sports et de la Vie Associative. Le statut général de la Fonction Publique prévoit le contrôle
des opérations de gestion par des représentants élus de chacun des corps. La Commission Administrative Paritaire est donc un lieu de contrôle des actes administratifs concernant les aspects « individuels » du déroulement de carrière tels qu’une promotion d’échelon, une mutation, une révision de la note administrative... mais aussi un lieu de défense de l’intérêt collectif d’une profession. Pour le SEP, si l’adoption de nouveaux barèmes en 2004 pour l’accès au corps des CEPJ par liste d’aptitude et pour l’accès à la hors-classe a répondu au mandat dont le syndicat était porteur, l’organisation actuelle du mouvement, l’avancement, l’affectation des nouveaux collègues et le déroulement de leur année de stage sont autant d’illustrations de pratiques que nous ne cautionnons pas. Nous dénonçons ainsi chaque année l’organisation d’un mouvement qui ignore les spécialités et les missions inscrites dans notre statut ; nous ne pouvons accepter, d’une part, que des profils de postes apparaissent sans spécialité, que la spécialité soit détournée, que des missions telles que le contrôle, la réglementation soient régulièrement mentionnées et, d’autre part, que les mutations soient prononcées sans se référer à cette spécialité même si les situations individuelles sont évidemment à prendre en considération. Nous déplorons également la tendance actuelle de l’administration à « morceler » le mouvement en publiant des postes tardivement, pendant l’été par exemple en 2004, alors que les mutations sont prononcées. Concernant l’avancement, nous dénonçons régulièrement les propositions de l’administration qui font de la note le seul critère de classement alors même que les incohérences du système actuel de notation sont reconnues et qu’on nous annonce une réforme depuis plusieurs années. Le SEP revendique une évaluation à partir de critères et indicateurs concertés. Nous ne pouvons non plus cautionner l’accueil qui est fait aux nouveaux collègues issus des concours. Comment s’étonner qu’ils soient très vite candidats à une mutation alors qu’ils ont été nommés parfois à plus de 500 kilomètres de leur domicile, donc de leurs attaches personnelles mais aussi de leur réseau professionnel ? Comment accepter une année de stage sur un poste vacant avec des missions qui ne permettent pas une véritable formation et adaptation à la fonction ? Ainsi le paritarisme implique de la part des représentants du personnel non pas une démarche de cogestion mais un contrôle permanent du respect des règles communes que constituent les textes qui régissent notre corps même si ces règles issues de négociations avec l’administration ne sont pas toujours le reflet de nos revendications. |
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Corinne CURIEN Secrétaire Nationale FPE - Coordonnatrice des CAP Octobre 2005 |
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